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Algol : Tragödie der Macht

1920 Film de Hans Werckmeister (All)

Histoire : Un démon d’une planète du système Algol vient sur Terre et donne à un mineur de fond, Robert Herne, une machine capable de produire de l’électricité sans limite. Robert va tirer rapidement partie de la technologie. Cette énergie infinie provoque un séisme économique. Notre héros veut partager les fruits de son pouvoir avec le peuple. Mais la charge qu’implique pour lui cette production le modifie, et sa première compagne, Maria, le quitte pour partir dans une autre contrée où l’on vit encore du travail de la terre. Robert, lui, convole avec la directrice des mines, qui avait déjà des vues sur lui.

Robert Herne
Robert Herne, avant-après

Robert devient vite un entrepreneur richissime. Mieux, ou pire, encore, il devient le maître du monde, détenant entre ses mains la production d’énergie devenue nécessaire à la planète. Son influence ne cesse de grandir avec sa mégalomanie. Elle gagne la partie de la planète où vivait Maria. Continuer à lire … « Algol : Tragödie der Macht »

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A Trip to Mars

1910 Film de Porter ou Miller ? (USA)

Histoire : un savant invente une poudre « anti-gravitationnelle ». Il l’utilise sur lui-même et s’envole dans les airs puis dans l’espace jusqu’à Mars. Là, il traversera une forêt vivante et échappera aux arbres de Mars. Il tombe ensuite entre les mains d’un martien qui l’emprisonne dans un nuage pour mieux s’en débarrasser : l’homme est renvoyé sur Terre…

Commentaires : A Trip to Mars est une œuvre jusqu’à récemment réputée perdue, produit par la firme Edison pour son Kinétoscope. L’idée d’anti-gravité avait été développée par Wells bien plus tôt, on la trouve aussi chez Percy Greg, en 1880, dans Across the Zodiac – où le héros d’ailleurs l’utilise pour découvrir Mars. Ici la technologie anti-gravité est une poudre – étrange choix rappelant un peu la magie, mais son procédé de fabrication est clairement scientifique. Le voyage dans l’espace est un des moins science-fiction de tous les voyages présentés ici et donne envie de classer cette œuvre dans les refusés de la S.F. Mais outre cette « innovation technologique » qu’est l’anti-gravité, c’est surtout pour l’imaginaire développé pour la planète Mars que ce film vaut le coup d’œil. La forêt vivante est une idée qui paraît très moderne pour la (pré-)science-fiction cinématographique de l’époque et la scène provoque encore son effet. Quant au Martien, géant lui aussi, son visage comme le traitement qu’il réserve au héros ne sont pas sans poésie.

Voici donc un court assez inégal (si l’on juge en terme de science-fiction) mais dont les qualités sont assez marquantes pour faire oublier les défauts. Le final ressemble fort à une fin ouverte, ce qui n’est pas sans déplaire.

Plusieurs éléments cinématographiques donnent une certaine modernité à l’ensemble. Le plan inversé de l’arrivée sur Mars : le héros arrive la tête en bas, ce qu’on pourrait rapprocher de l’idée de perte des repères usuels terrestres dans l’espace. Le plan de la forêt vivante qui joue plutôt sur la profondeur, ce qui change des plans dont la mise en scène proche de la scène de théâtre oblige au plan horizontaux. Le plan avec le Martien géant : la différence de taille entre le héros et l’extra-terrestre oblige également le réalisateur à approcher du gros plan ce qui reste assez inhabituel et en tout cas, pour les films de science-fiction ici visibles, le premier cas relevé.